Candidature confirmée, la campagne démarre..

Le PS neuchâtelois a désigné ses candidat.e.s pour les élections fédérales samedi dernier. Cette fois c’est parti !

C’était passionnant et un peu vertigineux. De prendre le temps de savoir ce que je veux apporter à cette campagne. Et d’oser s’avancer pour présenter ma vision d’un projet politique devant le parti et devant le président du PSS.

Le soutien de plusieurs membres de la section PS Milvignes durant le congrès a été précieux. Il signifie aussi le lien entre l’engagement politique local et la volonté de construire une Suisse plus juste, plus durable et plus ouverte.

Durant huit minutes, chacun.e à notre tour, nous avons présenté nos priorités, nos valeurs et la Suisse que nous voulons protéger. Les propositions, les projets exposés par les candidats étaient formidables d’espoir. Ensemble, nous formerons une belle équipe pour traverser les six mois qui viennent et pour les présenter aux électeurs.

Candidat.e.s Conseil national, Conseil des Etats et liste jeunes au congrès, samedi dernier: Pauline Schneider, Grégory Jaquet, Silvia Locatelli, Tristan Robert, Oguzhan Can, Aurélie Widmer, Baptiste Hurni, Martine Docourt Ducommun, Alexandre Porret, Zoé Nater

Maintenant, j’ai envie de parcourir le canton. De m’approcher des gens et de leur demander ce que je peux faire, durant la campagne et au parlement, pour défendre nos idéaux de justice sociale dans leur intérêt, dans celui de leurs enfants et de notre avenir commun.

A la tribune, pour la première fois en campagne fédérale..
Après les présentations, les candidatures ont été mises au vote et validées par l’assemblée

Mon discours de candidature

Retrouvez ci-dessous le verbatim de ma présentation devant le congrès du PSN, le samedi 9 mars dernier, respectant l’exercice imposé par le comité de campagne, soit : durée – 8 minutes et thème fédéral à aborder – la mobilité

Mesdames, Messieurs, camarades,

Introduction

Monsieur le président du parti socialiste, merci pour vos propos encourageants, inspirants, à la croisée du projet de société et de l’ordre de bataille.

Qui nous donne envie d’être courageux, audacieux.

Envie d’aller au-delà d’une campagne sage et de partager l’objectif clair, précis, limpide, définitif : basculer à gauche pour le bien de toutes et de tous.

Y compris des personnes qui se sont égarées en renonçant au vote ou en choisissant une droite irresponsable, contre leurs intérêts. Voire l’attrape-nigauds de l’extrême-droite.

Je vous remercie de prendre quelques minutes pour m’écouter. Pour me donner la chance de vous expliquer pour quelles raisons « extrêmement sophistiquées » je veux être candidat socialiste au conseil national. Je vous propose de détailler ma volonté politique, de me présenter et d’aborder le thème de la politique de mobilité.

Remerciements sortants

Avant cela, j’aimerais utiliser sagement quelques secondes de mon temps de parole pour remercier nos parlementaires sortants. Cher Didier, cher Jacques-André, merci pour votre boulot ! Merci pour votre engagement, votre talent et votre détermination.

Merci d’avoir pavé le chemin.

Merci aussi de vous écarter pour nous laisser nous bagarrer pour vous arriver à la cheville.

Ce ne sera pas simple, pour celles qui vous succèderont, de porter le projet socialiste et de parvenir à autant de succès pour notre canton que ceux que vous avez réussis.

Des succès qui se matérialisent notamment en ce moment avec l’aboutissement des projets de mobilité, ferroviaire et routière pour notre canton.

D’une question sur l’initiative sur les minarets en 2009 à une intervention sur la redevance TV payée par les requérants d’asile cette semaine pour Jacques-André.

D’une interpellation sur les atteintes auditives des utilisateurs de baladeurs de type Walkman en novembre 1996 à la conduite de l’examen de la loi sur les médicaments cette semaine pour Didier.

Projet socialiste

Mesdames, Messieurs,

Nous, nos enfants, leurs enfants, avons, ont besoin d’une Suisse qui a un projet communautaire.

Une vision d’un monde qui existe, qui vit et qui permet de maximiser la somme des bonheurs individuels. Les joies collectives, plutôt que le productivisme.

Un monde qui est tourné vers la liberté d’être, plutôt que vers la liberté de vendre.

Ils ont besoin d’une Suisse dans laquelle l’égalité des chances est une réalité.

Ils ont besoin d’une Suisse qui considère qu’elle n’est pas une banque fortifiée méprisant ses voisins mais qui est intégrée dans l’Europe, qui partage, qui travaille au développement du sud du globe.

Ils ont besoin d’une Suisse dans laquelle les revenus du capital et du travail sont redistribués.

Ils ont besoin d’une Suisse dans laquelle on naît, on grandit, on se forme, on se rend utile puis on prend sa retraite sereinement. Loin de l’asservissement et des esclavagismes.

Ils ont besoin d’une Suisse qui n’étouffe pas, dans laquelle les oiseaux poussent et les plantes chantent. Ou l’inverse.

Dans laquelle on vit chacun avec une empreinte écologique de 1 planète. Pas de 1,2. De 1 !

Ils ont besoin d’un parlement non-corrompu.

Ils ont besoin du parti socialiste.

Il est le seul à proposer un projet global qui a de l’avenir. Il est le seul à proposer un projet qui comprend tous les domaines de la vie en communauté et qui permet d’envisager un pays dans lequel les droits humains sont protégés.

Ordre de bataille

C’est l’heure. Mettons-nous en ordre de bataille !

Pour renverser la majorité, je crois profondément que le parti socialiste doit quitter Fleurier tout à l’heure et investir les rues, les cafés, les couloirs d’immeubles, les entreprises, aller aux portes.

Il doit s’adresser à ceux qui sont trop peu nombreux ici ce matin.

Ceux qu’on défend et qui ne nous comprennent plus toujours.

Les pauvres

Les agriculteurs

Les fonctionnaires

Les gens des campagnes

Les mères, les pères

Les aspirants pères, les aspirantes mères

Les étudiants

Les proches aidants

Les cadres

Et expliquer. Simplement.

Vulgairement s’il le faut, sans s’en gêner trop.

Expliquer qui tire les marrons du feu de la paranoïa, du dogme de l’économie fébrile mise en péril par les mesures de justice sociale, de la peur de la décroissance. Qui est-ce que cela sert ? Pas nous.

Quitter Forum, le Grand Conseil, le journal de 12h30, l’émission politique, les débats entre initiés pour les initiés et aller frapper aux portes.

Convaincre encore que nous allons :

Contenir les assurances maladies

Augmenter les salaires

Protéger les services publics

Combattre la loi du plus fort

Augmenter la sécurité, en offrant aux plus faibles des perspectives d’avenir autres que le trafic de drogue ou la violence ordinaire

Protéger nos vieux, nos enfants

Permettre aux gens, aux proches dans la détresse de compter sur un filet social pertinent et juste

Au Conseil national

Au Conseil national, l’urgence climatique sera ma priorité.

Il faut réduire nos consommations et pas seulement inventer des nouvelles technologies.

Il faut prendre des mesures impopulaires.

Il faut agir avec notre consommation comme avec les ceintures de sécurité dans les années 80 ou la fumée dans les bars dans les années 90 : nous devons nous contraindre nous-même à renoncer à la consumation de la planète par confort. 

Mobilité, urbanisme, alimentation, énergies, déchets, tout doit être revu.

Ensuite, j’utiliserai mes connaissances en matière de politique de sécurité, de politique de santé, de coopération au développement.

Finalement, je m’engagerai sur les questions de politique sociale et familiale et notamment en lien avec l’égalité entre les hommes et les femmes, particulièrement auprès des hommes qui ont beaucoup de travail encore. Et pas seulement à droite. 

Présentation

J’ai 42 ans ou presque. Je suis le doyen des candidat.e.s. Je suis, cher Christian, un fils de réfugiés économiques fribourgeois qui retournera pas à Fribourg comme exilé fiscal.  

J’ai servi ma communauté, ici, depuis mon entrée dans la vie active.

Pendant 15 ans comme policier, puis comme formateur d’adultes à l’école de police et chargé de mission auprès de la direction.

Pendant 2 ans dans l’aide au développement en Amérique centrale.

Depuis 3 ans en tant que conseiller communal sur la Goldene Küste neuchâteloise et député suppléant.

Je sers finalement la confédération en tant qu’expert des politiques publiques de sécurité auprès de la DDC.

Je sers encore ma communauté en enseignant l’égalité des sexes dans les écoles du canton

Et en étant depuis bientôt trois ans le père de Murteza, afghan né à Téhéran qui fêtera ses 19 ans dans quinze jours.  

Je suis à part cela père au foyer de trois enfants de 4 à 8 ans, comédien amateur, amoureux de l’Amérique latine.

Enjeux de mobilité

Bravo à celles et ceux qui se sont engagés pour la ligne directe et pour nos contournements.

Avec Mobilité 2030 nous tenons un projet sérieux, ancré dans notre temps, dans notre réalité. Qui fixe un objectif rationnel et qui est désormais à court terme.

Le vote du Conseil des Etats cette semaine, grâce à Didier, installe ce projet dans l’avenir des projets de mobilité suisses.

Il réinstalle La Chaux-de-Fonds sur la carte.

Inch’Allah le Conseil national suivra votre unanimité.

Une ligne directe, des contournements, un programme de mobilité douce, une rénovation des trams, des prolongations de lignes.

Pour que nos enfants considèrent la Vue des Alpes comme un bref tunnel séparant la place Pury du Pod. Permettant aux Grands Bérochaux d’aller au théâtre à l’Heure Bleue, aux Loclois d’aller à la Brocante du Landeron, gratuitement.

Aux Vaudruziens d’arriver à l’heure au congrès à Fleurisia. Et en trouvant que tous ces déplacements seraient absurdes en voiture.

Ce projet, c’est l’agglomération. Celle qu’on mérite aujourd’hui.

Avec deux centres reliés par un quart d’heure de métro, comme Nation et République. Comme Plainpalais et Les Pâquis.

Même nos deux hôpitaux indépendants, autonomes et complémentaires du réseau hospitalier neuchâtelois seront reliés plus rapidement par le rail que par l’ambulance.

Je souhaite qu’il soit suivi d’un projet de transports publics gratuits, mobilité 2040 peut-être ?

Notre mobilité, c’est l’électrification, la suppression des énergies fossiles, la taxation du kérosène, le renoncement à la mobilité de confort énergivores, naturicide.

Notre mobilité, c’est la construction du monde pour nos enfants. Qui devraient avoir la liberté de sauter dans un transport public alimenté par de l’énergie non-fossile et d’aller où bon leur semble.

Mais pas la liberté de sauter seul dans leur voiture pour aller s’encolonner à l’entrée de leurs lieux de vie et stationner 2 tonnes d’acier et de métaux lourds dans des parkings au cœur des villes. En regardant la planète agoniser.

Nous devons renoncer à la croissance infinie. Permettre une activité humaine durable.

Conclusion

Je souhaite être candidat au Conseil national pour porter ces idées, ces projets. Justice écologique et sociale, démocratie économique, égalité.

Merci pour votre attention !

Les candidat-e-s socialistes au Conseil des Etats

Martine Docourt Ducommun, co-présidente Femmes* socialistes suisses

Silvia Locatelli, conseillère générale

Les candidat-e-s socialistes au Conseil national

Oguzhan Can, vice-président du Parti socialiste neuchâtelois

Baptiste Hurni, président du groupe socialiste au Grand Conseil

Grégory Jaquet, conseiller communal

Aurélie Widmer, conseillère communale

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