On ferme !

Voilà. C’est fini. Lundi matin gueule de bois après les émotions très fortes d’hier.

Je me réveille dans un pays qui fait sauter la majorité de la droite dure, qui fait exploser le nombre de femmes, de jeunes et d’écologistes élu.e.s, dans un canton qui évince l’extrême droite. Et pourtant, dans un parti qui a perdu.. Bonjour le paradoxe !

Dans ce petit article de clôture de campagne, avant de ranger les affiches, les photos, les flyers, les badges et les tabliers. je veux dire merci et bravo.

Bravo à Baptiste Hurni. Chapeau bas, Monsieur le Conseiller national ! Ce fut un honneur de faire campagne à tes côtés et c’est la sanction méritée d’un engagement incroyable. Le parlement gagne un député surdoué et un artiste du consensus. Bon vent !

Bravo aux élu.e.s de gauche dans toute la Suisse et surtout à Neuchâtel. On voulait porter la lutte contre le réchauffement climatique et l’égalité, on voulait faire trois sièges sur quatre au national et on voulait éjecter l’extrême droite. On a réussi ! Vous participerez à la création d’une Suisse plus juste, plus diverse et plus solidaire. C’est une fantastique victoire. Je salue et félicite particulièrement les Verts, une équipe excellente qui fait un résultat mérité qui change la donne durablement !

Bravo à mes colistier.ère.s, au comité de campagne, à la présidence, aux membres, aux élu.e.s, aux militant.e.s, d’avoir travaillé à la défense d’un projet de société digne et durable.

Et puis merci ! Merci à toi qui a aidé notre parti. Mais aussi à toi qui m’a aidé moi durant cette première campagne fédérale. Les copains, les collègues, les habitant.e.s de Milvignes et ma famille.

Ce matin, je suis donc un citoyen ravi par le résultat de ces élections fédérales. Surpris. Incrédule même devant le changement inespéré d’une Suisse dans laquelle je pensais sérieusement qu’un tel mouvement était impossible.

Mais je suis aussi un candidat et un militant socialiste triste. Qui s’est engagé pour un parti qui subit une défaite.

Et qui méritait tellement mieux que ce score. Un parti qui a conçu un projet de société complet, pertinent, juste. Et qui perd lourdement. Je prends ma part dans ce résultat navrant pour le parti socialiste. Sans apitoiement. Mais en assumant, sans se cacher. J’aurais pris ma part de félicitations en cas de victoire. Je prends ma part de responsabilité dans la défaite.

Cette tristesse passera. Elle passera parce que les idées et les valeurs pour lesquelles je m’engage ont triomphé de manière hallucinante hier. Parce que la gauche vit une incroyable victoire et que c’est un immense changement pour notre pays, mais aussi pour notre canton. Et que si ce n’est pas mon groupe qui en est l’artisan principal, cela n’enlève rien à cette excellente nouvelle d’une alliance qui gagne.

Il est temps de se remettre au travail. Parce que l’urgence climatique et les inégalités sont encore là. Parce que je veux continuer à m’engager au quotidien et à lutter aux côtés des forces de gauche pour les valeurs de solidarité et de justice.

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